Découvrez la Réserve Cousteau, sa faune et sa flore marines
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Surnommée « La Réserve Cousteau », ce site fait partie du Parc National de Guadeloupe. À quelques minutes de la plage de Malendure sur la commune de Bouillante, il est devenu l'incontournable de la plongée en Guadeloupe, grâce à la richesse de sa faune et de sa flore. Un massif corallien riche en éponges, gorgones, des couleurs et des rencontres inoubliables au milieu de centaines d'espèces de poissons tropicaux, tortues, langoustes, murènes, hippocampes… Les plus belles plongées en Guadeloupe se passent généralement dans la Réserve Cousteau !
Un peu d'historique : Cousteau, c'est qui ?
De son vrai nom Jacques-Yves Cousteau (1910–1997), il commence en 1930 comme officier de la Marine nationale française. En 1937, il découvre le monde sous-marin et devient passionné de la mer. Avec l'ingénieur Émile Gagnan, il perfectionne le scaphandre autonome et le détendeur. Il testera les premiers équipements de plongée moderne dans le Var en juin 1943, avec Philippe Tailliez et Frédéric Dumas : ils deviendront « Les Trois Mousquemers ». En 1950, il prend la barre de la Calypso et parcourt les mers du monde. Ses documentaires des années 80–90 susciteront bien des vocations. C'est un peu à cause du Commandant qu'on finit moniteur de plongée !
Fin 1959, au large des îlets Pigeon, l'équipe du Commandant Cousteau effectue des tests de plongée avec la soucoupe plongeante SP-350, surnommée « Denise ». Lors de la 9e plongée, un court-circuit dans les batteries endommage le bathyscaphe. En attendant les réparations, l'équipe plonge sur les sites des Îlets Pigeon et trouve l'endroit magnifique. C'est ainsi que le nom de Cousteau est associé aux Îlets. En 1974, le Commandant donne un avis très favorable pour le classement du site en réserve, et l'appellation de « Réserve Cousteau » entre dans le langage courant.
À partir de 1996, les activités autour des Îlets Pigeon sont réglementées. En janvier 2004, la mairie de Bouillante immerge le buste en bronze du Commandant sur le site du Jardin de Corail, par 12 mètres de fond. En juin 2009, le Parc National fait passer les Îlets Pigeon en Cœur de Parc et agrandit la réserve de la Pointe Mahaut au nord jusqu'à la Pointe Lézarde au sud.
Les sites de plongée des Îlets Pigeon
Le calme de la mer des Caraïbes, la beauté des montagnes de la côte sous-le-vent, et à quelques minutes de bateau de la plage de Malendure : les Îlets Pigeon offrent pas moins de 6 spots à découvrir.
- Le Jardin de Corail : Un massif de corail fabuleux à 3 mètres sous le bateau - corail cerveau, corne de cerf, corne d'élan. La pente mène au buste du Commandant Cousteau à 12 mètres, où d'énormes capitaines traînent et où le Lambi progresse très lentement. Plus bas, les curieux Platax sur 20 mètres, toujours en bande. Dans les courants modérés, les Carangues chassent en groupe à la pointe. Imperturbable devant son éponge, la tortue imbriquée déguste son repas. Enfin, les champs de gorgones plumes abritent des poissons papillons près des mouillages.
- La Piscine : Dans quelques mètres d'eau, le blanc du sable corallien illumine le bassin. Invisible, le poisson lézard surveille la baignade. Le récif s'enrichit et offre, le long de la pointe, des vallons sur 30 mètres parsemés de corail fil de fer et de corail noir, des langoustes dans les anfractuosités et des hippocampes - jaunes, oranges, bordeaux, noirs - immobiles et impassibles.
- L'Aquarium : Un magnifique tombant qui dégringole jusqu'à 50 mètres, où d'énormes éponges tonneaux découpent le relief. D'énormes langoustes royales se cachent sous les strates du récif, et quelques murènes tachetées s'agitent dans les recoins. On arrive ensuite sur un plateau corallien sur 8–10 mètres, d'une richesse exceptionnelle en éponges de toutes formes et couleurs.
Les épaves
- Le Gustavia : Malmené par le cyclone Hugo en 1991, ce caboteur est coulé et repose sur un fond de sable à 39 mètres face aux Îlets Pigeon. Les barracudas sont là, nombreux et curieux. L'épave se profile et l'exploration commence : un couple d'anges français guide au travers des membrures recouvertes d'éponges.
- Le Franjack : Immergé en 1996, cet ancien sablier de 50 mètres repose à 23 mètres de fond. Sa colonisation par les éponges est spectaculaire. Une multitude de poissons profite de cet abri artificiel : pagres, gorettes, cardinaux, vieilles, et quelques tortues vertes pour la sieste.
- L'Augustin Fresnel II : Navire des phares et balises immergé en 2003 par 25 mètres, déplacé à 33 mètres par le cyclone Dean en 2007. Il abrite maintenant de nombreuses espèces, dont un couple d'anges gris.
La côte sous-le-vent : 4 sites souvent négligés
- La Pointe Malendure : Bancs de bécunes, de pisquettes, de pagres, de maniocs. En remontant vers le nord, on trouve nudibranches, holothuries, et en dérive, on arrive au site suivant.
- Le Jardin Japonais : Un plateau corallien riche en gorgones éventails et gorgones arborescentes, avec une multitude de petits animaux - crabes à rostre, ophiures, crevettes nettoyeuses. Une arche à 10 mètres abrite quelques langoustes brésiliennes.
- La Pointe Mahaut : Un enchevêtrement de roches de 5 à 20 mètres, lieu de vie idéal pour les poissons du récif. Perroquets, chirurgiens, papillons donnent le ton des couleurs, et le mimétisme est roi : poisson pierre, poisson lion, murène des sables, hippocampes…
- La Pointe Lézarde : Un tombant à 40 mètres où les sources chaudes troublent l'eau et où de longs chapelets de bulles s'échappent du récif. Une grande richesse en crustacés et poissons de roche.
Les sites atypiques d'Atlantis Plongée
Pour éviter l'engorgement des Îlets Pigeon, Atlantis Plongée propose aussi des sites personnels, en côte sous-le-vent :
- Machette (proche plage de Machette)
- Le Mambo (proche Mahaut)
- Champagne (proche de Bouillante)
Ces sites accueillent tous les niveaux - même les baptêmes - et permettent de se promener sans croiser une horde de plongeurs. La faune et la flore n'y déméritent pas !
La faune et la flore de la Réserve Cousteau
« On s'attendait pas à voir tout ça, c'est fabuleux ! » - voilà la réaction de presque tous les plongeurs à la sortie de l'eau. La diversité des coraux, des éponges, des gorgones, des poissons, tortues, crustacés, coquillages est tout simplement remarquable. Avec un peu de chance, on peut aussi croiser des raies pastenagues et des requins dormeurs. Pendant les navigations, dauphins et - de fin février à avril - baleines à bosses peuvent accompagner la sortie.
Cet écosystème reste fragile. La fréquentation touristique, l'urbanisation, les ouragans, l'espèce invasive que représente le Ptérois Volitans et les pollutions liées aux pesticides (chlordécone…) menacent ce patrimoine exceptionnel. Le Parc National veille, mais chaque plongeur a aussi sa part de responsabilité.
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